PREVENTION ET TRAITEMENT DES COUPS DE SOLEIL
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Sournois : Le coup de soleil !
Qui d'entre nous ne s'est pas déjà prélassé trop longtemps au soleil parce qu'une brise rafraîchissante avait camouflé l'arrivée du coup de soleil ? Un coup de soleil apparait lors d'une exposition trop intensive, sur une peau mal préparée à l'agressivité des rayons solaires. Attention : le coup de soleil est déjà une brûlure du 1er ou du 2ème degré, et non un simple signal d'alarme déclenché par la peau.
UVA, UVB, UVC...du blabla ?
" Comprendre pour mieux réagir ! " On dénombre 3 types de rayons ultra-violets : les UVA, les UVB et les UVC. - Les UVA sont responsables du bronzage léger et éphémère (pigmentation immédiate apparaissant dès l'exposition au soleil et sans effet protecteur), mais aussi du vieillissement cutané et de certaines photoallergies. - Les UVB font apparaître le bronzage foncé, provoquent les coups de soleil, le vieillissement cutané et les cancers de la peau. - Les UVC quant à eux sont les plus nocifs pour les cellules de la peau. Ils sont heureusement retenus par la couche d'ozone, et n'atteignent pas la surface de la Terre, à l'exception de régions comme par exemple l'Australie, au-dessus de laquelle cette couche est perforée.
Les symptômes
- Le coup de soleil ou érythème On distingue 4 degrés d'érythème:
1. Erythème rosé, disparaissant en 1 à 2 jours sans desquamation (dessèchement), ni pigmentation.
2. Irritation rouge vif, légèrement douloureuse disparaissant en trois jours, sans desquamation et laissant une pigmentation transitoire.
3. Erythème oedémateux, douloureux, évoluant vers une desquamation plus marquée (dessèchement et détachement des cellules de l'épiderme), et laissant une pigmentation durable dès le quatrième jour.
4. Equivaut à une brûlure superficielle du 2ème degré et parfois accompagné de troubles généraux comme fièvre, hébétude, vertiges, nausées et céphalées. On aboutit à une desquamation intense sans bronzage résiduel.
- Le coup de chaleur :
Des céphalées, des bourdonnements d'oreilles, des nausées et un état de malaise général signalent le coup de chaleur. Il apparait lorsque l'atmosphère devient trop chaude ou moite, ou encore à la suite d'un coup de soleil.
- L'insolation :
L'insolation se produit lorsque le rayonnement solaire a été trop intense sur la tête et la nuque, on ressent alors de l'agitation et des céphalées.
Traitement
a) Le coup de soleil :
- effectuer des compresses froides sur les zones brûlantes.
- Appliquer une lotion apaisante hydratante (antihistaminique, anesthésique).

b) L'insolation ou le coup de chaleur :
- Avaler un analgésique/antipyrétique (ex. paracétamol)
- Boire beaucoup : eau ou bouillon afin de se réhydrater.
- Rester à l'ombre, dans une atmosphère fraîche.
- Porter une attention particulière aux petits enfants et aux personnes âgées qui se déshydratent plus rapidement.
Prévenir vaut mieux que guérir
En réalité, le meilleur comportement que l'on puisse adopter est celui de la prudence, et respecter quelques règles élémentaires de prévention.
a) Ne pas s'exposer au soleil sans une crème protectrice adaptée à son type de peau, que l'on applique environs 30 minutes avant de sortir.
b) On restera à l'ombre entre 11h et 15h, heures de la journée où le rayonnement solaire est le plus intense.
c) Si l'on reste au soleil, il est judicieux de porter un chapeau, des lunettes de soleil, et d'appliquer un stick solaire sur les lèvres.
d) Garder les bébés à l'ombre. e)Si vous prenez des médicaments, sachez que certaines substances peuvent provoquer des réactions avec le soleil. En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.

Conseil du pharmacien : Ne pas appliquer des corps gras (crèmes grasses) sur des coups de soleil. On préférera des émulsions H/E qui permettent à la peau d'évacuer par évaporation la chaleur accumulée. On ressentira ainsi une agréable sensation de fraîcheur.

DIARHEE ESTIVALE
Les causes de cette maladie
C'est, en fait, une diarrhée qui survient au cours d'un voyage lointain et qui est due à une modification brutale des habitudes alimentaires. Les causes sont donc normalement d'origine alimentaire (pays aux conditions d'hygiène peu développées). Les agents infectieux à incriminer sont soit des bactéries, soit des virus et dans quelques cas des entéroparasites.
Les symptômes
Cette diarrhée survient pendant la 1ère ou la 2ème semaine du voyage et se manifeste par l'émission de 4 à 10 selles par jour, molles ou carrément liquides, mais rarement sanglantes, par des crampes abdominales, des vomissements (15% des cas) ou de la fièvre (10% des cas). La maladie guérit normalement spontanément en 3 jours mais peut dans 10% des cas durer jusqu'à une semaine. Dans tous les cas, dès les premiers signes, un traitement rapide s'impose pour éviter une perte hydrique trop importante et par conséquent une déshydratation.
Les moyens de traitement
- la réhydratation :
Il s'agit de compenser les pertes de liquides par l'absorption de grande quantité d'eau, de potages salés, de jus de fruits ou de boissons sucrées sans caféine pour permettre ainsi à l'équilibre hydrique d'être maintenu.
- les antipéristaltiques :
Ils bloquent le transit intestinal par une action direct sur ce dernier et apportent dès lors un soulagement rapide mais transitoire. Ils sont déconseillés en cas de fièvre, de diarrhées graves et de diarrhées sanglantes parce que dans de tels cas une affection plus grave et à craindre. En plus, ils ne doivent pas être utilisés chez les enfants de moins de 2ans.
les antibiotiques :
Ils sont indiquées en cas de fièvres élevées ou de diarrhées sanglantes, mais ces médicaments sont inutiles lors de formes légères ou modérées. En outre, la prise systématique d'antibiotiques dès les premières selles entraîne un risque accru de résistances.
Nous appelons résistance le fait que les bactéries ne soient plus détruites par un traitement aux antibiotiques habituellement ou jusque là efficace. Grand problème de santé publique actuellement.
les médicaments non spécifiques :
Ils s'agit de médicaments tels que le charbon ou les lactobacilles qui permettraient respectivement l'absorption des liquides et la reconstitution de la flore intestinale.
Mieux vaut prévenir que guérir
Voici quelques conseils d'hygiène lors de voyage en terre lointaine pour éviter des désagréments qui rendent souvent le voyage pénible.
1• Boire de l'eau préalablement bouillie ou en bouteille. On utilisera de l'eau minérale également pour l'hygiène dentaire.
2• Ne jamais boire de boissons avec des glaçons ( fortement appréciés lors de grandes chaleurs mais fabriqués avec de l'eau du robinet).
3• Ne pas manger de légumes ou de fruits crus non pelés.
4• Manger de la viande bien cuite.
5• Eviter de manger chez l'habitant et d'acheter des aliments vendus dans la rue.

En suivant ces quelques conseils vous vous éviterez de grands désagréments. Si toutefois, malgré toutes ces précautions vous veniez à tomber malade, réagissez rapidement :
1) en buvant suffisamment pour compenser les pertes de liquides d'autant plus qu'il fait souvent chaud dans ces pays.
2) en prenant suivant le degré d'atteinte et d'après les règles énoncées précédemment soit un antipéristaltique ou alors du charbon ou des lactobacilles.
3) Recourir à un antibiotique si le degré d'atteinte ou la sévérité de l'affection le requiért. Si, malgré toutes ces recommandation, vous êtes plutôt du genre aventurier et que vous visitez les pays le sac au dos, renseignez-vous auprès de votre «pharmacien branché» sur les moyens existants pour désinfecter l'eau. Alors, prenez soin de vous et passez de BONNES VACANCES !

DIABETE
Quesaquo ?
Le diabète sucré, appelé couramment diabète, est une maladie chronique touchant environ 5% de la population des pays industrialisés. Le diabète sucré est dû à une insuffisance ou à un ralentissement de la sécrétion d'insuline par le pancréas. Comme l'insuline permet aux cellules d'utiliser le sucre se trouvant dans le sang pour le transformer en énergie, le diabète est caractérisé par une augmentation de la glycémie (concentration de sucre dans le sang). Il existe deux types principaux de diabète sucré :
Le diabète insulinodépendant, aussi appelé diabète de type I ou diabète juvénile, qui est la forme majeure et la moins fréquente (10% des cas) de la maladie et qui nécessite l'injection quotidienne d'insuline, Le diabète non insulinodépendant, aussi appelé diabète de type II ou diabète gras, qui représente 90% des cas et se caractérise en général par une production d'insuline suffisante pour permettre au patient de vivre sans administration supplémentaire d'insuline. On distingue en outre le diabète dit gestationnel, apparaissant au cours de la grossesse et les diabètes dits secondaires, se manifestant au cours de différentes maladies ou de certains traitements médicamenteux.
Quand, comment et conséquences
Le diabète insulinodépendant survient souvent avant l'âge de 20 ans, parfois peu après la naissance. Des facteurs génétiques, immunitaires et environnementaux (virus) pourraient en être la cause. Le malade présente un déficit majeur de la sécrétion d'insuline. Le diabète non insulinodépendant survient quant à lui le plus souvent après 40 ans et chez des patients ayant un excès pondéral (60 - 80% des cas).Des causes génétiques semblent également être présentes, mais il est certain que dans ce type de diabète les facteurs environnementaux jouent un rôle déterminant (nutrition, activité physique insuffisante). La sécrétion d'insuline est normale, mais le malade est en partie insensible à son action. La sécrétion d'insuline peut diminuer ultérieurement et cette forme de diabète évoluer, par la suite, vers un diabète insulinodépendant (dans 15 à 25% des cas).
Les complications du diabète concernent les patients insulinodépendants et non insulinodépendant, mais sont plus fréquentes, plus précoces et plus graves chez les patients insulinodépendants. Ce sont des complications à long terme, qui surviennent après plusieurs années de diabète en général mal équilibré. Elles touchent : les yeux (le risque de devenir aveugle est 25 fois plus élevé chez un diabétique que chez un non diabétique), les reins (un diabétique sur quatre souffre de problèmes rénaux allant jusqu'à l'insuffisance rénale et donc la dialyse), les nerfs (perte de sensibilité et complications infectieuses aux membres inférieurs pouvant conduire à la gangrène et l'amputation), le cœur et les vaisseaux (risque augmentés d'angine de poitrine, d'infarctus et d'accident vasculaire cérébral).
Symptômes et dépistage
Si le diabète insulinodépendant est souvent révélé par l'apparition brutale de symptômes tels qu'une soif très intense et une émission fréquente et abondante d'urine, il n'en est pas de même pour le diabète non insulinodépendant qui est l'exemple type de ce qu'on nome " une maladie muette ", c'est à dire qu'elle ne se traduit souvent par aucun symptôme.
Le diabète non insulinodépendant est ainsi la plupart du temps découvert de façon fortuite lors d'un examen ou suite à une complication découlant d'un diabète déjà installé.
C'est pourquoi un contrôle régulier de la glycémie (concentration de sucre dans le sang) est important après 40 ans et est essentiel si on présente un excès pondéral et/ou si un membre de sa famille est diabétique.
Toubib or not toubib Le diagnostic d'un diabète est en général posé par le médecin, après plusieurs prises de sang (glycémie veineuse) et éventuellement quelques tests.
Cependant, les pharmacies proposent pratiquement toutes à leurs patients une campagne de sensibilisation au diabète avec des tests gratuits, fiables et pratiquement indolores de la glycémie. Le test s'effectue par une petite piqûre à la pulpe du doigt suivie d'une mesure qui ne dure que quelques secondes. On détermine votre glycémie à partir du sang capillaire (petit vaisseau au bout du doigt), ce qui permet une analyse simple et précise. Le test peut être effectué à n'importe quel moment de la journée, à condition de savoir l'heure de son dernier repas.
On parle de " glycémie à jeun " si le dernier repas remonte à plus de 10 h et de " glycémie post-prandiale " si le test est effectué 2 h après le repas.
Plusieurs tests peuvent être effectués sur les urines, mais ils ne sont pas utilisés à des fins de dépistage, car un taux de sucre trop élevé dans les urines peut avoir une autre origine qu'un problème de diabète sucré. De plus, de nombreux facteurs peuvent influencer et fausser cette mesure (médicaments, moment de la miction). La mesure de la glycosurie (concentration de sucre dans les urines) est par contre très utile chez les patients diabétiques, puisqu'elle leur permet de surveiller le bon équilibre de leur diabète.
Une personne sur dix souffre de diabète et l'ignore. Les complications de la maladie peuvent affecter sérieusement votre qualité de vie, alors qu'un test de dépistage est si simple à réaliser. N'attendez plus : demandez conseil à votre médecin et à votre pharmacien branché et faites-vous dépister !

LE PALUDISME.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est une maladie parasitaire dont l'agent est transmis par un moustique. 500 millions de cas chaque année.
Le vecteur
L'anophèle femelle. C'est un moustique essentiellement rural mais qui s'urbanise de plus en plus. Elle pique le soir et la nuit ; du fait de sa petite tai1le on ne le voit pas ; sa piqûre est indolore et ne laisse pas de trace.
L'agent pathogène
Le Plasmodium. C'est un parasite qui pénètre dans l'organisme lors de la piqûre de moustique, gagne le foie où il se multiplie puis, va parasiter les globules rouges dans le sang, ils s'y multiplient jusqu'à provoquer leur éclatement. Au sénégal, le risque est partout présent.
Les signes cliniques
Fièvre souvent très élevée - Maux de tête - Troubles digestifs (nausées, douleurs abdominales, perte d'appétit) - Malaise général Fatigue intense. Il existe une forme grave, souvent mortelle : le paludisme pernicieux ou neuropaludisme, qui réalise un coma associé à une température très élevée.
Comment confirmer la maladie ?

Par une simple prise de sang qui se fait dans tous les laboratoires et dont les résultats sont très rapides. Pourquoi se protéger ?
Parce que la maladie peut être mortelle : 3 Millions de décès chaque année.
Comment se protéger ?
Par des médicaments préventifs : association de Nivaquine et Paludrine, Savarine, etc. C'est le médicament actuellement le plus efficace à utiliser pour les longs séjours, ses effets secondaires sont minimes et il n'existe pratiquement pas de contre indication. Par des mesures individuelles de lutte contre les moustiques : Protection vestimentaire le soir, utilisation de produits insectifuges dont l'application doit être renouvelée en moyenne toutes les 4 heures - Utilisation de moustiquaire - Insecticides d'usage domestique (bombes aérosols, diffuseurs, tortillons) - Elimination des réservoirs de moustiques, notamment les collections d'eau.
Ces mesures sont importantes car certains plasmodiums développent une résistance aux traitements prophylactique.

COMPRENDRE LA TUBERCULOSE
La tuberculose est une maladie connue depuis des siècles. Autrefois appelée «consomption», cette maladie a emporté des figures aussi célèbres que Chopin, Modigliani ou les soeurs Brontë. Grâce aux progrès accomplis dans les domaines du traitement et de la pharmacothérapie, le nombre de cas de tuberculose signalés au Canada et ailleurs a brusquement diminué à partir de la Deuxième Guerre mondiale. Auparavant, on déclarait chaque année plus de 14 000 nouveaux cas, et plus de 17 000 malades étaient placés dans des sanatoriums. Au Canada, les derniers sanatoriums ont été fermés dans les années 70 et, depuis 1987, le nombre de cas déclarés est demeuré stable, à quelque 2000 par année. Des études sont actuellement en cours pour tenter d'expliquer pourquoi le nombre de cas déclarés a cessé de diminuer.
Exposition à la tuberculose
La tuberculose est causée par des bactéries du groupe des Mycobacterium. Au Canada, la maladie est habituellement causée par Mycobacterium tuberculosis. Pour contracter la tuberculose, il faut être en contact avec une personne .atteinte de tuberculose infectieuse ou active. En toussant, le tuberculeux actif projette dans l'air des germes de la tuberculose. C'est en inhalant ces germes que l'on contracte la maladie. En général, il faut toutefois être exposé fort souvent à une personne infectée avant de contracter la maladie. Dans le cas d'un adulte moyen en bonne santé, on estime qu'il faut une exposition quotidienne de plusieurs heures pendant plusieurs mois. Dans certaines circonstances particulières, il arrive cependant que la maladie se transmette plus rapidement.
Symptômes
Pour savoir si une personne a été exposée aux germes de la tuberculose, il existe divers tests, comme le test de Mantoux. Divers scénarios sont possibles après qu'une personne a inhalé les germes de la tuberculose. La plupart des sujets exposés ne contractent pas une tuberculose infectieuse; ils ne tombent pas malade ni ne peuvent transmettre la maladie. Quatre-vingt-dix p. 100 des personnes qui inhalent des germes tuberculeux restent dans cet état de «trêve» pour le reste de leur vie. Seulement dix p. 100 contracteront une tuberculose active (infectieuse). Ces gens se plaindront de fatigue, de perte de poids, de toux persistante (plus de quatre semaines), d'une impression générale de malaise; dans les cas avancés, leurs expectorations contiendront du sang. La maladie est diagnostiquée par radiographie et par des tests de laboratoire spéciaux. Tant qu'ils ne sont pas traités, les tuberculeux actifs peuvent transmettre la maladie. La plupart des tuberculeux actifs contractent une infection aux poumons (tuberculose pulmonaire). Dans de rares cas, les bacilles infectent le cerveau (méningite), les reins, la peau, les os, les articulation ou les ganglions. Ces formes de la maladie sont plus courantes dans les régions à haut risque.
Traitement efficace de la tuberculose
Pour lutter contre la tuberculose, tous les cas de tuberculose active doivent être identifiés et suivre jusqu'à terme un programme de traitement complet et adapté. Les personnes qui obtiennent des résultats positifs au test de Mantoux après une exposition à un tuberculeux actif doivent en outre recevoir un traitement préventif d'une durée de six mois à un an. Le risque qu'elles évoluent vers un stade plus sévère de la maladie est ainsi considérablement réduit. Le traitement de la tuberculose active s'étend sur plusieurs mois, pendant lesquels il faut prendre au moins deux médicaments. Il est très important de suivre jusqu'au bout le régime complet de traitement : en effet, c'est le plus souvent parce que les gens ne suivent pas le traitement prescrit jusqu'au bout qu'apparaissent des souches résistantes aux médicaments.
Tuberculose résistante aux médicaments
Depuis plusieurs décennies, des cas de tuberculose résistante aux médicaments sont signalés au Canada. Dans la plupart des cas, le germe ne résiste qu'à un seul médicament; mais dans certains, la résistance s'étend à plusieurs. La cause la plus fréquente de l'apparition d'une résistance aux médicaments est la mauvaise gestion de la lutte antituberculeuse et la non-observance du régime thérapeutique par les patients. Plusieurs épidémies (grand nombre de cas) de tuberculose multirésistante ont été signalées aux États-Unis depuis 1987. Ces épidémies sont survenues chez les personnes infectées par le VIH ou atteintes du sida. Le Canada n'a jamais connu d'épidémie de tuberculose multirésistante. La clé de la prévention de la tuberculose multirésistante au Canada repose sur deux grands programmes : d'une part, l'identification précoce et le traitement approprié de tous les cas de tuberculose active et, d'autre part, la fourniture d'un traitement préventif à toutes les personnes exposées ayant obtenu des résultats positifs au test de Mantoux. Ces programmes devraient permettre de prévenir l'évolution et la propagation de la tuberculose simple comme celles de la tuberculose multirésistante. Tous les germes tuberculeux multirésistants ont été répertoriés.
Tuberculose et VIH
On a noté, ces dernières années, une recrudescence de la maladie, accélérée par l'épidémie d'infection à VIH. Les déshérités vivant dans des lieux surpeuplés et dans de mauvaises conditions sanitaires et les toxicomanes acculés à la prostitution risquent davantage de contracter ces deux maladies. À l'échelle du globe, quelque 5,6 millions des 14 millions de personnes infectées par le VIH seraient également tuberculeuses. Au Canada, au 31 décembre 1995, une tuberculose avait été diagnostiquée chez 522 des 12 670 cas déclarés de sida. La co-infection par le VIH et le bacille tuberculeux/VIH est particulièrement mortelle, car la tuberculose est beaucoup plus susceptible de devenir active chez les gens dont le système immunitaire est affaibli, comme c'est le cas des personnes infectées par le VIH. Et plus il y a de cas de tuberculose active, infectieuse, plus la maladie risque de se propager dans les populations saines. Il faut examiner attentivement les personnes infectées par le VIH pour déceler toute infection tuberculeuse et les soumettre promptement à un traitement complet pour prévenir toute future propagation de la maladie.



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